Après notre retour pour une nuit à Hanoi, nous quittons la ville le 10 mai, en direction Ninh Binh, à 90 km au sud de Hanoi. Notre destination finale n’est pas Ninh Binh même mais une petite ville appelée Tam Coc située à 6 km de là, porte d’entrée de ce qu’on appelle communément la « baie de Ha Long terrestre ».

Nous avons décidé de nous y rendre en train, la gare ferroviaire de Hanoi étant plus facile d’accès (au centre-ville) que la gare routière, située en dehors de la ville.

Très motivés pour cette nouvelle étape, nous envisagions de prendre le train de 9 h le matin mais nous n’avons finalement pas le courage de réveiller les filles après leurs levers matinaux des derniers jours.

Le train suivant est vers 13h. La gérante de l’hôtel nous presse de partir vers 11h30 (le check-out est à midi), un peu affolée car nous n’avons pas nos billets (y’a bien qu’elle que ça affole !!). Bref, à 11h30, nous montons dans un taxi, juste au moment où une grosse pluie s’abat sur la ville. 15 minutes plus tard, le taxi nous dépose à la gare, au moment où la pluie s’arrête : timing parfait !

On achète nos billets (7,50 euros pour nous 5) puis on attend. Nous avons finalement beaucoup d’avance !

 

Le trajet se passe très bien, nous sommes en classe « assis-dur » (= banquettes en bois) et nous sommes les seuls occidentaux du voyage. On est content de retrouver ces conditions de voyage ! Les Vietnamiens sont moins démonstratifs que ne peuvent l’être les Cambodgiens ou les Lao mais, pendant tout le trajet, on se rend bien compte qu’on nous observe à la dérobée. Nous sommes, malgré nous, un peu l’attraction du wagon.

 

Vous rappelez-vous des fameuse ruelles avec la voie ferrée au milieu ? Celles où nous avons vainement attendu le passage du train ? Et bien cette fois-ci, c’est depuis l’intérieur du train que nous les traversons ! C’est assez impressionnant, on rase les murs, un peu comme dans un tunnel mais on voit des portes, des fenêtres, du linge qui pend…C’est Théa qui, la première, a repéré qu’on traversait ce type de ruelle. Nous étions de notre côté trop absorbés par la préparation des sandwichs lol.

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2h30 plus tard, nous arrivons à la gare de Ninh Binh où nous négocions un taxi jusqu’à notre logement, situé à Tam Coc.

 

Notre hôtel est situé au pied d’une falaise karstique, quelques petits kilomètres après la sortie de Tam Coc. En face, s’étend un paysage de rizières et d’autres falaises.

Nous y sommes de suite très bien accueillis et ne regrettons pas notre choix !

 

Le temps de poser nos sacs et de nous installer un peu et nous sortons nous promener dans le village d'en face.

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Pour nous, depuis plusieurs semaines, « village » rime avec « maison en bois ou en bambou, routes et chemins en terre ». Nous sommes donc surpris de découvrir qu’ici, les habitations sont en pierre ou en béton et toutes les rues et ruelles du village sont bétonnées ! Cela nous surprend !

C’est l’heure de la sortie d’école, nous croisons beaucoup d’enfants en vélos avec leurs cartables.

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Très rapidement, un monsieur à vélo, avec son fils (ou petit-fils ?) sur le porte-bagage nous aborde. Il ne parle pas un mot d’anglais ni de français mais le langage des signes est universel. Il nous fait comprendre que sa maison n’est pas loin et nous fait signe de le suivre. Il nous invite à entrer dans la cour et nous présente le reste de la famille. Il fait asseoir Théa à côté du petit garçon et me demande de prendre une photo mais le petit garçon ne l’entend pas de cette oreille et se sauve lol ! Du coup, c’est lui qui prend la pause avec Théa ! Nous restons quelques minutes à échanger sourires et regards puis reprenons notre chemin au travers du village.

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Plusieurs villageois nous abordent, certains parlant quelques mots de français. Une femme nous propose en riant de l'argent en échange de Théa ! Nous donnons, en riant également, notre accord et Théa part au bras de la brave dame, qui la libérera une cinquantaine de mètres plus loin. Ensuite, c’est une autre femme qui fait asseoir Théa sur son scooter et fait semblant de l’embarquer.

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Nous rentrons charmés de cette promenade !

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Nous finissons la journée avec une fondue vietnamienne à notre hôtel : un pur délice !

Puis nous nous couchons dans notre immense chambre et ses trois lits doubles qui permettront aux filles de dormir, à chacune leur tour, seules dans un grand lit.

 

 

Le 11 mai, nous « attaquons » notre première journée complète à Tam Coc. Nous sommes sous le charme, autant des paysages que de l’accueil qui nous est réservé à l’hôtel. Du coup, nous envisageons de rester ici jusqu’à la fin de notre séjour vietnamien.

 

Après le petit déjeuner, nous partons à vélo sur un petit chemin serpentant dans les rizières, au pied des falaises. C’est superbe ! La balade n’est pas très longue mais nous prend du temps car je m’arrête tous les 50 mètres faire des photos !!

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Nous enchainons par un tour en barque dans la Vallée du Soleil. Là encore, on s’extasie devant la beauté du paysage, les reflets dans l’eau sont superbes, c’est très calme (nous ne croisons que trois autres barques de touristes). Nous traversons deux grottes. Seuls le bruit des rames et le pépiement de Théa troublent le silence. Sur le chemin du retour, quelques chamailleries entre les deux petites viendront également perturber la quiétude ambiante.

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Notre rameuse se débrouille un peu en français et est très gentille….du moins, jusqu’à la fin de la balade où le pourboire que nous lui remettons n’est pas la hauteur de ses espérances et, en guise de merci, nous avons droit à un grognement très désagréable. C’est le mauvais côté du Vietnam, certains vietnamiens sont très gentils mais ça semble souvent totalement intéressé et ils peuvent devenir extrêmement désagréables lorsque l’on refuse de leur acheter quelque chose. On l’a déjà constaté à plusieurs reprises à Hanoi.

Ceci dit, peu importe, on a fait une superbe balade dans un cadre magnifique !

 

Nous rentrons à l’hôtel et ressortons vers 16h pour aller faire un tour sur le petit marché de Tam Coc. Théa ne part pas avec nous, mais avec Loan (la patronne de l’hôtel) qui l’emmène sur son scooter. Nous les retrouvons toutes les deux là-bas mais finalement Théa reste avec Loan qui la ramène à l’hôtel pendant que nous nous baladons. Elle a acheté une mangue pour la louloute sur le marché et, quand nous rentrons, Théa a gouté et s’occupe avec le personnel de l’hôtel.

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Nous finirons la journée par une partie de « Carcassonne », jeu de société que nous avons à la maison mais que, bien entendu, nous n’avons pas emmené par manque de place. Un couple de Hollandais y joue et nous l’a prêté. Pendant ce temps, Théa, elle, a appris un jeu de carte à Van, une employée de l’hôtel.

 

Le 12 mai, après un copieux petit-déjeuner (crêpes, gaufres, pain, fruits, oeufs…à volonté, et nous quand c'est ainsi on s'en met plein la panse lol), nous enfourchons les vélos et partons une nouvelle fois nous « perdre » au milieu des rizières. Nous testons tous les chemins de traverse qui se présentent à nous et nous conduisent ainsi à un cimetière, au bord de la rivière, à un autel situé dans une grotte….

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Nous visitons également le temple Thai Vi où se déroule une cérémonie.

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Puis la pagode de Bich Dong - la pagode de jade. (Lorsque nous arrivons près de la pagode, on nous réclame de l’argent pour garer nos vélos. Hahahah, qu’à cela ne tienne, nous faisons demi-tour, nous parcourons 200 mètres dans l’autre sens et nous laissons nos vélos au bord de la route avant de revenir sur nos pas.) Il s’agit d’un ensemble de temples troglodytiques. Plusieurs pagodes se succèdent, accessibles par des marches grimpant la falaise.

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Nous sommes de retour à l’hôtel en début d’après-midi. Nous avons eu bien chaud et nous apprécions la climatisation de la chambre ! Nous grignotons des crêpes et des gaufres, restes du petit-déjeuner qu’une employée de l’hôtel nous a gentiment donné avant notre départ en promenade.

 

A 15h30, nous repartons, direction le parc aux oiseaux, situé à 5 ou 6 km d’ici. Ça grimpe ! Pas facile avec nos vieux vélos rouillés sans vitesses !

Nous visitons d’abord une grotte. Nous évoluons sur les passerelles en bambou, au ras de l’eau. Théa est bienheureuse, c’est la seule qui peut marcher sans se courber pour ne pas se cogner la tête ! Stalactites, stalagmites….

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Puis nous allons jusqu’au point d’observation des oiseaux où nous admirons les centaines de cigognes qui viennent s’abreuver en fin d’après-midi !

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Nous sommes de retour vers 18h, juste avant la nuit. Fatigués, nous avons dû faire une bonne vingtaine de kilomètres de vélo aujourd’hui, sans compter les centaines de marches grimpées ! Mention spéciale à Clément qui a fait tout le chemin de retour du parc aux oiseaux les genoux dans le menton car sa selle s’est effondrée ! Impossible de la remonter ! Et avec Théa assise sur le porte-bagage…Clara, la pauvre, aura gagné une bonne vingtaine de piqures de moustiques sur les jambes (oups, c'est moi la coupable qui n'ai pas remis l'anti-moustique dans le sac à dos....)

Nous dinons « en ville » et effectuons le retour dans la nuit noire la plus complète. Sans éclairage ni sur le vélo, ni au bord de la route, c’est un peu compliqué, jusqu’à ce qu’un scooter ralentisse à notre niveau puis roule à notre rythme jusqu’à l’hôtel pour nous faire profiter de son éclairage.

Bonne nuit !