...Ça use, ça use les voyageurs…..surtout par grosse chaleur ! 38°...

 

Le 13 mars, nous partons, depuis Thakhek pour un trek de deux jours dans la zone nationale protégée de Phu Hin Bun.

En prévision des heures de marche à venir, nous prenons un gros petit déjeuner.

Départ 8h le matin….nous avons dû adopter le rythme Lao, nous ne sommes pas prêts. Notre guide, accompagné de sa fille de 4 ans, nous attend patiemment (enfin… plus ou moins).

 

1ère étape, le marché, pour acheter les victuailles nécessaires aux deux jours de trek. C’est un gros marché, excentré du centre-ville, très pittoresque !

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Subitement, nous devenons végétariens lol. Autant nous savons pertinemment où se fournissent les restos ou gargotes dans lesquels nous mangeons, autant, psychologiquement, acheter nous-même notre viande qui traine sur des stands sans glace, à la chaleur et avec les mouches, on n’y arrive pas ! Notre guide nous propose alors du poisson et on accepte car il est acheté on ne peut plus frais, vivant, dans des bassines d’eau. La suite sera moins drôle pour les pauvres poissons qui seront mis tels quels dans un sac plastique….Le guide achète également du sticky-rice et de la sauce « bamboo », des légumes divers et variés puis plein de « grignotis » (des sortes de beignets fourrés, du lait de coco gélifié, un autre produit non identifié que l’on a déjà mangé et bien aimé…..).

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Retour dans la voiture. Le guide nous demande de manger les friandises, il faut prendre des forces. On vient de prendre notre petit-déjeuner, on n’a pas tellement faim mais par politesse, on mange (enfin… sauf Théa qui fait sa difficile et n’aime soit disant rien).

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On prend la route et après 1 petite heure de piste, on arrive chez notre guide qui dépose sa fille. Et là, sa femme nous sert le petit-déjeuner !! Il est 10H30 ! Qu’à cela ne tienne, on mange avec le chauffeur : des petits poissons grillés au barbecue et du sticky-rice à tremper dans du piment pour ceux qui le veulent ! On se demande s’il s’agit d’un trek ou d’un marathon culinaire !!

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Nous marchons ensuite pendant 2heures, tantôt dans des forêts françaises à l’automne, tantôt dans la savane africaine (il ne manque que les lions et on est entouré de falaises karstiques, je ne sais pas si on en trouve en Afrique lol).

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Il fait très chaud mais chaque fois que nous longeons la falaise, c'est un bonheur, on sent la fraicheur de la roche, c’est très agréable.

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Les falaises sont truffées de grottes et c’est près de la résurgence de Nam Don, (située dans une grotte), que notre guide nous préparera le barbecue du déjeuner : il casse du bois, fait un feu, nettoie et vide le poisson dans l’eau, le farcit de citronnelle et utilise des branches en guise de pic à brochettes. Nous dégusterons le poisson, accompagné de sticky-rice, de sauce au bambou accroupis autour d’une « table » de feuilles. Trois beaux poissons entiers pour nous 6, on ne risque pas de mourir de faim, d’autant plus que si nous ne mangeons que la chair du poisson, notre guide, lui, suce les arrêtes, mange la tête et les yeux. On se régale !!!

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Pendant la préparation du barbecue, Clément se baigne et les filles pataugent. Théa fait la cuisine sur un rocher.

 

C’est repus que nous repartons pour 2 heures de marche.

 

Nous pénétrons dans une grotte que nous devons traverser. Elle est en eau. Notre guide connait un petit passage bien noir qui contourne les formations rocheuses en eau du début de la grotte. Nous le suivons donc avec nos lampes torches, en faisant attention à nos têtes (Clara se cogne malgré tout dans un rocher) et finissons par rejoindre le bord de l’eau. Là, nous marchons quelques mètres sur les rochers en bordure de l’eau. Soudain, nous nous retrouvons sur le sable, au bord de l’eau. Le guide prend Théa sur son dos et la fait traverser, puis c’est au tour d’Elia. Clément, Clara et moi n’avons d’autre choix que d’ôter chaussures de marche et chaussettes et de traverser à pieds avec de l’eau jusqu’aux genoux. On n’y voit quasiment rien (au moins, s'il y a des vilaines bébêtes dans l’eau, on ne le sait pas). L’eau est très fraiche mais ça fait du bien à nos jambes qui fatiguent. Arrivés sur l’autre rive, nous renfilons chaussettes et chaussures sans nous essuyer les pieds (5 minutes après c’est sec) et arrivons de l’autre côté de la grotte : c’est superbe ! Nous venons de traverser la falaise grâce à cette grotte.

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En fin d’après-midi, nous arrivons au village.

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Nos conditions d’hébergement restent rudimentaires mais sont plus luxueuses que lors de notre premier trek : nous avons un néon et un ventilateur dans la pièce où nous dormons (près de Luang Prabang, à la montagne, il faisait frais la nuit, le ventilo n’avait pas manqué. Ici, il fait très chaud.). Nous dormons sur de très fins matelas posés à même le sol de planches.

Nous aurons même le grand luxe de pouvoir prendre une « douche », ou plutôt de nous rincer de la transpiration et de la poussière de la journée :

-          Théa, au point d’eau du village, sous le regard d’enfants et d’une maman qui donnera des conseils à Clément avec des gestes pour qu’il lave bien sa fille (c’est un comble hihi). Elia utilisera le même point d’eau.

-          Clément, Clara et moi utiliserons la « salle de bain » très luxueuse : une sorte de cabine dont nous ne pouvons fermer la porte sous peine d’être dans le noir (du coup, on se « lave » en sous-vêtements), qui contient un grand tonneau d’eau froide et une cuvette. Il suffit de prendre une grande inspiration et de se jeter à l’eau (c’est le cas de le dire) pour se balancer sur le corps une cuvette d’eau bien froide. Ça fait du bien !

L’accès à l’eau de ce village est financé par la région Rhône-Alpes. Beaucoup d’ONG ou d’administrations françaises financent ainsi des projets au Laos.

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Le soir, on nous prépare un repas très (et trop) copieux : énorme assiette de soupe de pâtes (rice noodles, les pates sont faites avec de la farine de riz, on en mange très souvent depuis qu’on est au Laos, on adore !), du « morning glory » (assiettes de légumes, mais je ne sais pas lesquels), une sorte de purée d’aubergines (le guide l’appelle ainsi, cela doit en être une variété locale car sur le marché il me les a montré, ça ne ressemble pas aux nôtres) et du sticky rice. On en a beaucoup trop, on n’arrive pas à finir nos assiettes, cela nous gêne un peu mais ce n’est pas perdu pour tous. Des villageois nous rejoignent et mangent nos restes. Le guide nous explique que dans ce village, ils ont du mal à subsister avec leur seule récolte et la forêt n’est pas assez riche.

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Après le repas, nous avons droit à un beau moment : des villageois nous ont préparé une cérémonie pour nous porter chance.

Un bracelet en fil de coton est attaché à notre poignet avec cérémonial : on pose dans notre main une boulette de sticky-rice et un gâteau puis, une fois le bracelet attaché, nous devons boire un verre de Fanta (génial, je déteste ça ;) et comme il y a deux bracelets, cela fait deux verres !!). Nous ne devrons pas détacher les bracelets mais attendre qu’ils tombent d’eux-mêmes.

A notre tour, nous devrons pratiquer de la même façon avec un villageois puis quand tous les bracelets ont été utilisés, une dernière psalmodie et c’est fini !

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Au « lit » de bonne heure.

Clara : « maman, j’ai vu une souris dans notre chambre ! »

Moi : « euh…va falloir faire avec cette petite voisine de chambre, rassurez-vous on est sous moustiquaires ! »

La nuit est courte, la planche en bois qui nous sert de sommier met mon dos à rude épreuve, la vie démarre à 5h au village, ça coupe du bois !

 

Le lendemain, nous sommes censés démarrer la balade à la fraiche, vers 7h30…..bon, c’est le timing Lao donc nous ne démarrerons qu’à 8h30 (à notre grand regret car nous sommes levés depuis 6h et prêts rapidement, nous aurions apprécié avoir moins chaud).

Au petit déj, thé pour tout le monde et (grand luxe) café au lait sucré pour les parents (ce sont des sachets instantanés avec sucre et crème, donc on n’a pas le choix ;) ), épis de maïs et soupe de nouilles.

Aujourd’hui, en plus de notre guide, deux villageois nous accompagnent, on ne risque pas de se perdre ! Le chemin n’est pas facile, nous traversons la jungle, le guide de tête marche un peu trop vite, il fait chaud et humide, Théa fatigue…

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En chemin, notre guide nous montre un énorme nid de fourmi rouge dans un arbre (je ne pensais pas que ça s'installait dans les arbres ces bestioles !). Il demande à Clément de le faire tomber de l'arbre avec un bâton et sous nos yeux ébahis, farfouille dedans à mains nues et mange fourmis et oeufs ! Il nous en propose mais sans façon ! Seul Clément acceptera de gouter un oeuf uniquement.

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Après 4h de marche, notre guide nous demande si nous avons faim. Un petit peu. Il nous propose alors de faire le barbecue de poisson (vous vous rappelez ? les poissons achetés la veille au matin sur le marché ;) ). On pensait manger au « Blue Lagoon » comme convenu. Il nous répond qu’on a encore 2 km à parcourir et qu’au Blue Lagoon, il y a beaucoup de monde, des locaux qui viennent se baigner. OK, on n’est pas contrariants, s’il veut manger ici, pas de soucis. On lui donne donc notre accord mais il nous répond qu’on ne peut manger ici car il n’a pas d’eau pour laver le poisson. Pas de soucis, on va au Lagon (on commence à ne plus rien comprendre !). Et là, la voiture qui nous a transporté la veille arrive et nous fait faire les 2 derniers km (sur piste). On arrive au Lagon (magnifique !). Notre guide nous annonce alors qu’il ne sait pas si on peut manger là. Il faut qu’il demande et si on ne peut pas, on n’a qu’à se baigner puis on ira manger ailleurs ! Euh ???? Il se fout de nous ou quoi ??? Cette fois, on commence vraiment à avoir faim, surtout avec 4h de marche dans les pattes. On fatigue et on n’arrive plus à comprendre son « organisation ». Il n’a effectivement pas le droit de faire du feu (mais il aurait dû le savoir, non ?) mais marchande avec la gargote du coin pour utiliser son barbecue. Nous finirons donc par passer à table : poisson, sticky rice et salade de Papaye verte (humm, j’adore !).

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Une petite baignade pour les filles et Clément dans une eau rafraichissante !

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Puis retour en voiture. 1H30 dont une bonne heure d’une piste très très défoncée.

Le trajet est épique. Il faut savoir que la veille nous avions laissé nos sacs dans la fameuse voiture (un vieux van tout rouillé). C’était soi-disant « safe » d’après notre guide alors que son patron, à la réservation du trek, nous avait dit que nos sacs seraient stockés dans une pièce fermée à clés de son office. Le coup de déprim quand on a vu l’état de nos sacs !!! Rouges de poussière !! On a également découvert que le coffre ne fermait pas (je ne parle pas de fermer à clé, fermer tout court). Là, sur la piste, le coffre s’ouvre à plusieurs reprises à cause des secousses, la ventilation nous envoie des nuages de poussières, on est tellement secoués qu’on manque se cogner au plafond, Elia se cogne la tête dans sa sœur. Nous sommes tellement fatigués que ça ne nous amuse guère, surtout quand notre guide ponctue tout ça de « magnifique !!! », Clément finit par lui dire « not magnifique ».

Arrivés à l’hôtel, on doit dépoussiérer tous nos sacs et prendre une bonne douche.

 

A 19h nous avons rendez-vous avec la Cedannefamily, dont nous suivons le blog :

http://cedannefamilly.over-blog.com/

On a réussi à se caler une petite rencontre rapide sur Thakhek où nos deux familles se croisent. Nous passons une soirée très sympa ensemble, mais c’est frustrant car trop court !!!!