Dimanche 26 juin, au réveil le temps est menaçant, il a plu durant la nuit. Le soleil fait une apparition et nous partons en excursion. Mais très rapidement la pluie se mettra à tomber et cela durera toute la journée. Nous avons la chance de réussir à faire une petite randonnée au bord de la rivière Ayung avant que la pluie ne soit trop méchante.

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Nous nous arrêtons également chez un scuplteur de masques avant de visiter le musée des masques et des marionnettes, très intéressant ! Nous patienterons une bonne dizaine de minutes dans la voiture, sur le parking du musée, attendant que la pluie diluvienne ne se calme et nous permette de sortir. Elia me fera une belle frayeur en glissant sur le sol détrempé et en s’étalant de tout son long, sa pommette heurtant violemment le sol. Elle en sera quitte pour une bosse et un bleu, cela aurait pu être pire.

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Nous nous rendons ensuite dans un atelier d’orfèvrerie, bon je traduis, dans une boutique qui vend des bijoux en argent. Il y a malgré tout une avancée par rapport à celle que nous avions vu à Yogjarkarta, trois femmes travaillent et nous avons une petite explication du procédé.

 

La météo ne nous est pas favorable sur le reste de notre séjour balinais. Il pleut énormément, jour et nuit, un phénomène totalement inhabituel en cette période de l’année. Un balinais nous donnera son explication: il suppose que c’est lié à la grande crémation qui va avoir lieu en août prochain. Effectivement, 68 défunts du village de Kéliki vont être exhumés pour être brûlés. Une crémation coûte très cher, par conséquent les familles enterrent provisoirement leurs morts et se regroupent ensuite pour réaliser une cérémonie de crémation, tous les 3 ans à Kéliki.

Les préparatifs de la cérémonie sont déjà en cours, les filles ont l’occasion d’aider à préparer quelques offrandes.

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Nous profitons d’un peu de soleil malgré tout pour nous promener dans les rizières.

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Clément s’initie à la riziculture en repiquant du riz pendant 3h avec Kompiang. Il coupe également de l’herbe pour nourrir la vache. Le mari de Kompiang, Poutou, possède quelques rizières qu’il cultive pour leur consommation personnelle. Il travaille dans les rizières de 6h le matin à 18h le soir et loue également ses services pour retourner les rizières d'autres paysans au motoculteur. Après le passage du motoculteur, il retourne également les terres avec la vache.

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Je prends un cours de peinture avec mes filles. C’est une activité qui nous occupe bien, sous la pluie torrentielle. Pour rappel, nous sommes dans un village de peintres.

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Il pleut des cordes :

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Nous réaliserons tous les 5 de l’huile de coco, très utilisée ici, avec Kompiang. Cette huile est de très bonne qualité nutritionnelle, elle contient 50% d’acide laurique (présent dans le lait maternel). Clara est chargée d’expliquer le processus dans un article. A venir donc…

 

Nous profitons également de la présence de la famille Buron, que nous avons retrouvé avec plaisir ici, et avec qui nous partageons nos repas.  Les enfants sont contents de se retrouver. Nous nous étions vu à Bangkok, puis à Chiang Mai. A l'époque, nous étions tous les dix au commencement de notre périple. Ils logent chez Rana et Djéro qui nous avait hébergés lors de notre passage rapide début juin. Cela nous permet d’aller les saluer et de déjeuner à leur table.

 

Le matin de notre départ, Clément, Clara et moi visitons les temples du village avec le papa de Padma, notre hôte, qui officie comme prêtre dans le village. La visite est très instructive. Il nous enseigne sa façon de voir les choses : pour lui, il n’y a qu’un Dieu mais différentes protections.

Il nous explique qu'il existe une hiérarchie dans les temples : Besakih, le temple de tout Bali, le temple du village, le temple pour un groupe de personnes, le temple familial dans le balé. Nous visitons en sa compagnie le temple du village de Kéliki, le temple d'une quinzaine de famille et le temple de son balé, c'est à dire son temple familial.

Devant le temple, une porte pour les esprits, ouverte uniquement pendant les cérémonies et 2 murs protecteurs (dans les temples familiaux les murs protecteurs sont souvent à l'intérieur du temple par manque de place à l'extérieur) :

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Nous découvrons qu'il y a une cuisine dans les temples :

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et un bassin pour les Dieux :

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Le prêtre officiera pendant quelques minutes puis nous demandera si nous souhaitons prier également, il nous accompagnera donc dans une "bénédiction".

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Vers 16h, le 29 juin, nous quittons définitivement cette fois, la Kéliki Painting School. Nous sommes allés dire au revoir à Kompiang, à Rana et Djéro, et Mudita, Padam, Pitri et leurs enfants nous accompagnent à la voiture. Nous quittons avec un peu d'émotion ce lieu que nous affectionnons.