Le 10 mars,

nous fonçons récupérer nos visas à l’immigration, faisons le check out et sautons dans un bus pour Thakhek. Oui, oui , nous avons presque littéralement sauté dans le bus. Un tuk-tuk pour la gare routière devait nous prendre à l’hôtel à midi. Bon, on est au Laos, donc le tuk-tuk n’arrive qu’à 12h30 et nous laisse ensuite poireauter jusqu’à 12h45. Le conducteur doit alors se rendre compte qu’il est un peu juste niveau timing, il fonce comme un dératé dans les rues de Vientiane, faisant vrombir son moteur à chaque feu rouge. Et après une petite vingtaine de minutes comme ça, nous doublons un bus « Vientiane – Thakhek ». Le tuk-tuk s’arrête alors sur le bas-côté, le bus également et on nous charge en 4ème vitesse.

C’est donc en VIP bus (parce qu’on le vaut bien) que nous parcourons les 6h de route qui nous séparent de Thakhek. 6h, sans aucune pause….Les filles sont, une fois de plus, dans les transports, extras (d’autant plus que pas de pause = pas de repas de midi, heureusement qu’on nous avons deux sachets de bananes séchées dans nos bagages !).

Arrivés à la nuit tombante, nous négocions difficilement un tuk-tuk (ici les gares routières sont toujours à plusieurs km des centres villes, cela profite au marché des tuk-tuk qui gonflent leurs tarifs) et pour la première fois, nous serons limite malhonnêtes mais c’est de bonne guerre, le chauffeur se fichant un peu de nous.

Nous avons réservé notre première nuit par internet, sachant que nous risquions d’arriver un peu tard….et là, une horreur : chambres très sales (on se fera bouffer), odeur de vomi intenable, SDB insalubres. On a l’habitude de logements parfois inconfortables, parfois limites mais à ce point-là, on n’avait jamais eu, d’autant plus que c’est cher !! Le petit déjeuner compris dans le prix se composera d’œufs sur le plat quasi crus et froids ainsi que de pain sec et rassis !! Le personnel est très désagréable. Nous sommes fatigués et après notre logement de Vientiane, on se sent repartis dans une autre galère et cela entame un peu notre moral.

Dès le lendemain matin, nous quittons les lieux et trouvons une GH bien sympa, moins chère, avec des chambres immenses, situées dans un ancien poste de police français.

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Thakhek est une petite ville très calme, au bord du Mékong, poste frontière avec la Thaïlande, à environ 150 km du Vietnam à l’est. Il n’y a pas grand-chose à faire ici et c’est tant mieux ! On partage les trottoirs avec les vaches, certaines se baladant même dans l’enceinte de l’hôtel.

Les touristes passent ici juste une nuit avant de parcourir une boucle à moto, un itinéraire de 4 jours dans le massif de Khammouane, de magnifiques falaises karstiques.

Nous nous contenterons de déambuler tranquillement au bord du Mékong le premier jour.

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Le deuxième jour, nous nous rendrons à la grotte de Xieng Liap en tuk-tuk. Une fois de plus, on s’enfonce seuls dans la grotte en eau, dans le noir : un peu de spéléo dans des passages très étroits, un peu d’escalade sur les rochers, en évitant de tomber dans l’eau et on finit par déboucher de l’autre côté. Le jeu en valait la chandelle (même si j’avoue avoir été un peu stressée pour les filles cette fois, un peu dangereux parfois oups) : c’est splendide !

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Puis le tuk-tuk nous emmène à la grotte du Bouddha, mauvaise idée : 9km de piste défoncée (soit 18 km aller-retour, 1h de trajet) pour une grotte qui à notre avis ne valait pas les secousses ni la poussière.

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Nous rentrons à temps pour admirer le coucher du soleil sur le Mékong

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