Le 23 mai, après 7h de trajet (au cours duquel, sur une portion de route dans la forêt nous verrons des centaines de singes), nous arrivons vers 16h30 dans un petit village situé à 1km de Licin et à une heure de route (25km) de l’accès au cratère du volcan Kawah Ijen.

Nous logeons en « homestay », donc dans la maison d’un porteur de soufre. Désormais, celui-ci s’est essentiellement reconverti dans l’accueil de touristes (il propose 3 chambres dans sa maison, mais au total, il y a 7 chambres dans le village). Cependant, quand il ne reçoit pas de touristes, il retourne travailler sur le volcan. En déchargeant le sac de Clément de la voiture, il ne grimacera pas, contrairement aux autres personnes qui nous aident parfois. Il nous annonce d’emblée un poids de 20kg pour le sac. Il tombe juste. Un sac poids plume pour lui qui porte 75 kg sur ses épaules pour remonter les blocs de soufre du cratère du volcan, au milieu des gaz suffocants.

Nous sommes contents de nous retrouver en immersion chez l’habitant, dans un village. Les environs sont superbes : rizières, vue sur les volcans et même sur la mer ! Les gens sont extrêmement gentils.

On nous accueille avec une tasse de thé. Pas d’eau en bouteille ici, uniquement de l’eau bouillie (donc du thé) pour boisson.

Nous avons deux petites chambres toutes simples pour nous 5 et nous avons même une douche froide. La volaille gambade et tout le village défile pour nous voir !

Histoire de nous dégourdir les jambes après une journée de voiture, nous partons faire un petit tour à pieds dans les alentours avant la tombée de la nuit.

 

Plantations de piments :

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Au retour, la femme de notre hôte attend les filles et hop, les embarque à une fête.

Elles reviendront une heure plus tard avec des pâtisseries. N’y étant pas, je laisse le soin à Clara de vous raconter la suite :

« Aujourd’hui, après une petite promenade, la femme de notre hôte nous emmène, mes sœurs et moi, dans une maison à l’intérieur de laquelle se trouve, étalée par terre, une grande natte. Dessus il y a différents plats remplis de gâteaux, bonbons, riz dans des feuilles de bananiers…etc. On nous tend des assiettes en nous faisant signe de nous asseoir et de nous servir. Quelques instants plus tard, de plus en plus de femmes entrent dans la pièce (et aucun homme car c’est une fête pour les femmes enceintes). Puis on nous amène une assiette de riz au soja et au poulet avec une sauce pimentée comme il faut. C’est très bon. Une dame donne la becquée à Théa ! Le plat fini (ou presque), un plateau rempli de verres circule. On nous en pose devant nous et on nous montre la bouilloire pour nous faire comprendre avec des signes que c’est très chaud car c’est de l’eau bouillie. Théa n’est pas très à l’aise et souhaite retourner auprès de nos parents. Notre hôte le remarque et nous propose de rentrer. Théa accepte et nous sortons. Mais avant nous disons « Terima Kasih » qui signifie merci. On nous répond « sama sama » qui veut dire « de rien » avec de grands sourires. Nous avons passé un très bon moment. »

 

Après le diner (à 18h) les filles sympathisent très rapidement avec les enfants du village.

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Nous nous couchons tôt et retrouvons le plaisir des nuits avec la musique du voisin, les coqs et , nouveauté pour nous, la mosquée et son appel à la prière à 3h du matin (qui dure 1h !)… Java est musulmane. On a voulu être en immersion, on ne peut faire mieux ! Malgré tout, nous ne dormons pas si mal, il ne faut pas oublier que nous nous sommes levés à 3h le jour précédent !

 

 

Le 24 mai, nous sommes debout vers 8h30. On nous sert un petit déjeuner local : riz,  bouillon de légumes, galettes de maïs et galettes de légumes, avec une grande tasse de thé.

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Après le petit déjeuner, je mets les filles au travail. Cependant, ce n’est pas évident de travailler, les femmes du village et les enfants viennent les regarder faire. Certaines femmes essaient de lire ce qu’Elia écrit sur son ardoise. Tous sont intéressés et un petit garçon meurt d’envie de jouer avec elles. On tient bon, on travaille.

 

En fin de matinée, notre hôte nous emmène voir une cascade dans laquelle les filles font trempette. L’eau arrive directement de la montagne et est plutôt fraiche. Nous traversons ensuite une plantation de café et d’hévéas avant de rentrer vers 14H.

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Clément, Clara et moi profitons du début d’après-midi pour nous reposer pendant qu’Elia et Théa jouent avec des enfants du village. Au bout d’un moment, les enfants les emmènent avec eux et nous ne reverrons plus nos filles pendant au moins 1h. Apparemment, les enfants les ont emmenées se promener dans les rizières, elles ont assisté à une sorte de cérémonie….

 

Théa et Elia racontent :

« Au début, ils nous ont emmené dans une ruelle et ils nous ont dit de les suivre. Ils nous ont emmenés près d’une petite rivière où il y avait des gens qui faisaient de la lessive. Après, deux dames ont mis un drap blanc sur les têtes d’une femme et d’un homme et ils ont jeté des algues et de l’eau orange sur le drap. Après ils ont enlevé le drap. La dame est partie et le monsieur a posé une noix de coco dans l’eau. Il a pris un couteau et l’a coupée en deux avant de laisser les deux moitiés partir dans l’eau.

Puis, on a visité le village. Ils nous ont montré un coin à l’ombre et on a joué à l’élastique et aussi à un jeu. Une dame nous a expliqué la règle du jeu à moitié en anglais et à moitié en indonésien. J’ai (Elia) compris et expliqué le jeu à ma sœur.

Le jeu terminé, on est allé dans les rizières. Le plus âgé des enfants a pris une araignée dans ses mains pour nous la montrer. Ensuite, il nous a montré une sauterelle dans sa main. On a vu aussi des petits hamsters dans des cages et on leur a donné à manger des feuilles d’arbres.

On est retourné à notre petit terrain de jeu ombragé où on a fait de la corde à sauter.

Après on est rentré.

C’était très bien ! »

 

 

Pendant ce temps, Clément et moi discutons avec un couple de français « Tourdumondiste » (http://letourdegaia.blogspot.fr) qui viennent d’arriver. Cela fait un moment que nous n’avions pas échangé avec des voyageurs au long cours, c’est sympa !

 

 

En fin d’après-midi, notre hôte nous accompagne faire un petit tour dans les rizières. C’est très joli mais la luminosité est déjà un peu trop basse pour faire de jolies photos. Quatre volcans se dressent face à nous : le Meranti, le Merapi, entre les deux le Kawah Ijen, et le mont Raung qui est entré en éruption il y a 10 mois.

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Nous dégustons des noix de coco que notre guide nous cueille directement sur l’arbre.

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Le clou de la sortie restera notre séance "comment vaincre sa phobie des araignées !". Réalisé sans trucage ! Trois courageux dans la famille, mais la palme revient à Elia :

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A 18h, le diner est servi. Après manger, les enfants retournent jouer avec les locaux. Nous avons du mal à arracher les filles à leurs nouveaux amis pour les douches. Mais il est impératif de les coucher avant 21h, puisque un nouveau lever matinal (4H30) nous attend.