The Question ! Traitement or not traitement ? Où, combien de temps ? Quand on fouille sur la blogsphère, on s’aperçoit qu’il y a presque autant de stratégies que de voyageurs (et par conséquent de médecins…).

La protection vectorielle (= protection contre les piqures de moustiques = répulsif, moustiquaire, manches et jambes longues dès la tombée de la nuit…) reste la principale prophylaxie. Là-dessus, aucun doute, aucune hésitation. Nous partons donc armés de « 5/5 », « insect écran » (pas de jaloux, j’ai acheté les deux) et nous emportons 2 moustiquaires deux places (que nous imprégnerons avant le départ).

Restait à savoir si nous complétions cette protection d’un traitement antipaludéen dans certaines zones. Bien entendu, il est hors de question de prendre un traitement pendant 6 mois : inutile, onéreux, déconseillé pour la santé surtout sur du long terme.

Nous avons échangé sur ce point, en juillet dernier, avec le médecin du centre de vaccination. Son discours rejoignait l’opinion que j’avais déjà à ce sujet. Deux zones de notre itinéraire sont principalement à risque : la Laos (hors Vientiane) et le Cambodge (hors Phnom Pen et pourtour du Tonlé Sap). Pour ces deux zones, il est en général recommandé une chimioprophylaxie antipaludéenne. A nous de voir, à nous de décider, en toute connaissance de cause, en fonction des conditions de notre séjour également…

J’ai longuement hésité, ne rien prendre, prendre au Laos et au Cambodge (ce qui ne se goupille pas forcément au mieux avec notre itinéraire)….Et finalement, j’ai tranché : au Laos, on trouve majoritairement du paludisme à Plasmodium falciparum, c’est-à-dire le plus « méchant ». Au Cambodge, la proportion de falciparumm diminue fortement. Par conséquent, nous prendrons un traitement pendant notre séjour au Laos uniquement et nous renforcerons simplement les mesures de protection vectorielle dans la zone à risque du Cambodge (à savoir nous imprégnerons vêtements et moustiquaires de répulsifs). L’autre raison de ce choix et que si l’un de nous est contaminé en début de séjour au Laos , il peut déclarer des symptômes au cours du séjour au Laos. Or ce pays n’est pas très bien doté sur le plan sanitaire/médical. S’il s’agit d’une grosse fièvre, le diagnostic pourrait y être fait, mais je ne me vois pas faire traiter un palu à falciparum sous perf ou autre au Laos. Bien entendu, tout ceci est le choix que je fais pour ma famille. Je pense qu’il n’y a ni bonne ni mauvaise solution. Dans tous les cas, nous avons plus de risques d’attraper la dengue (maladie également transmise par les moustiques) que le palu.

Nous partirons donc avec un traitement préventif de Malarone (plutôt le générique car ces médicaments ne sont pas remboursés et le coût grimpe vite !) pour 30j. Nous prenons une boite de plus de la forme adulte et une boite de plus de la forme enfant, pour pouvoir assurer un traitement curatif pour l’un d’entre nous, au cas où. Nous espérons ne pas en avoir besoin !

Nous débuterons le traitement le jour d’entrée au Laos et le poursuivrons 7j après avoir quitté le Laos.

1cp/ j pour les adultes

1cp/j forme enfant pour Théa, 2cp/j forme enfant pour Elia, 3cp/j forme enfant pour Clara

Nous partons donc avec 22 boites pour 1 mois de traitement , pour un coût de 143 euros (nous avons payé seulement 21 boites, la 22ème est une boite non utilisée par mes grands-parents au cours d’un de leurs voyages).

Je me suis attelée à réduire le volume de ces boites : mission accomplie : le contenu des 22 boites transféré dans 3 petits sachets à gauche sur la photo

malarone 1

 

Voici deux liens très intéressants pour les voyageurs :

http://www.fitfortravel.nhs.uk/destinations.aspx

-> choisir sa destination puis Malaria Map

http://www.pasteur-lille.fr/vaccinations-voyages.php