…. ou deux jours à oublier (ou presque)

 

Le 8 mars nous arrivons à Vientiane vers 13h, après 3h30 de bus.

La route tourne moins mais elle est truffée de nids de poule et de larges portions de bétons sont arrachées. Les 100 derniers kilomètres sont meilleurs, mais la circulation s’intensifie et les vaches sont omniprésentes. C’est Fangio qui conduit, nous sommes donc secoués comme des pruniers, manquons de percuter plusieurs fois des vaches et passons régulièrement à 3 de front. Il faut dire que Fangio est désappointé, il ne peut conduire au klaxon, celui-ci étant HS !!

Nous avons pris un bus le matin, pensant déposer nos demandes d’extension de visa au bureau de l’immigration dès l’après-midi. Sauf que nous sommes apparemment le 8 mars (on a maintenant beaucoup de mal à savoir la date du jour en général), que c’est la journée de la femme (on y a encore moins pensé) et qu’ici c’est férié…….

Un coup pour rien, on aurait mieux fait de tranquillement faire la grasse mat chez Maylin et continuer à profiter de notre belle vue sur les falaises.

On trouve notre GH (que l’on a fait la grossière erreur de réserver via booking ! 25 euros la chambre familiale, petit déj compris, bien située, bons commentaires, ça nous paraissait pas mal !).

Aïe, la chambre est borgne (bon, admettons, on sait que c’est souvent le cas dans les capitales), elle pue le désodorisant (pour masquer quoi ?), elle n’est pas très nette, et à peine arrivés : Oh, un cafard ! On en fait part au manager (un tout jeune très gentil) qui immédiatement nous propose sa deuxième chambre familiale : plus grande, plus propre et dotée de 2 fenêtres ! Gros bémol : il y a des travaux juste sous les fenêtres : marteau piqueur et pelleteuse. OK mais la nuit pas de travaux et, d’après le manager, ça ne démarre que vers 8h le matin. On prend.

En réalité, le premier matin, nous serons réveillés à 6H30 par le marteau piqueur et le surlendemain à 6h20. 12h de travaux non-stop, du bruit permanent, la musique à fond et le bruit d’un groupe de jeunes jusqu’à 2H du matin le soir…

La climatisation ne fonctionne pas et nous disposons d’un seul petit ventil pour nous 5. En plus du bruit, on meurt de chaud.

Bref, séjour très fatigant, la GH, située au fond d’une cour, aurait pu être agréable sans les travaux.  Nous, ça nous a tapé sur le système, le bruit ininterrompu  du matin au soir, impossible de se reposer, 37 degrés en pleine ville…

Une ville à laquelle nous n’avons pas trouvé tellement d’intérêt. En tout cas, les conditions ne nous ont pas donné envie de l’explorer davantage….Dès nos visas obtenus (en 24H) nous prenons la fuite.

 

Nous avons tout de même erré un peu dans la ville, histoire de fuir les travaux.

Nous y avons retrouvé Hugo, un photographe français rencontré aux chutes de Kuang Si puis à Vang Vieng qui, ayant entendu une de nos histoires de voyage, nous a proposé de participer à un de ses projets.

Nous avons diné le soir dans un très bon resto indien.

 

Manucure/pédicure improvisée dans le parc :

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Le palais présidentiel :

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Wat Sisaket :

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Le marché :

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Les mouches sont comprises dans le prix, un peu plus de protéines !!

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Divers :

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Le point fort restera cependant le musée de la COPE, une ONG laotienne fondée en 1997 qui fabrique des prothèses et offre des soins aux victimes des munitions non explosées (UXO).

Le Laos est le pays le plus lourdement bombardé par habitant dans le monde....une triste histoire...Plus de 580 000 missions de bombardements ont été menées sur le territoire laotien par l'armée américaine à partir de 1964, ce qui est l'équivalent un bombardement toutes les 8 minutes, chaque jour, pendant 9ans. 30% de ces bombes n'ont pas explosé et contaminent aujourd'hui encore le sol laotien.

Des dizaines de milliers de morts pendant les bombardements et après. Et aujourd'hui encore, une centaine de personnes par an sont tuées ou blessées à cause des engins non explosés.

Nous y visionnons un documentaire poignant. Une visite très intéressante et qui marque profondément. Nous avions expliqué cette partie de l’histoire du Laos aux filles, mais là, elles entendent des témoignages d’enfants, mutilés ou non, elles voient dans l’enceinte du musée des personnes mutilées. Elles prennent conscience de cette triste réalité qui aujourd’hui encore blesse ou tue une personne tous les 3 jours.

Devant le documentaire, Théa exprimera avec ses mots : « c’est triste, c’est plus triste que quand je suis allée voir Nico le petit renne au cinéma »….oui c’est la vraie vie, malheureusement.

 

 

Ce qui nous a surpris :

-          En arrivant en ville, voir des feux tricolores, nous n’en avions pas vu depuis notre entrée au Laos, on avait même oublié que ça existait.

-          Les voitures ralentissent, voire même s’arrêtent pour nous laisser traverser !

-          Les noms de rue sont tous écrits en Lao et en français.

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On y trouve de la baguette partout (on en a acheté une qui était meilleure que certaines baguettes françaises !) :

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 Mais, on trouve aussi :

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Spéciale dédicace aux bourguignons :

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idem :

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