Le 25 mai, ce fameux jour tant attendu….

 

 

Le Kawah Ijen, nous l’avons rêvé….il sera à la hauteur de nos espérances….une aventure humaine également….beaucoup d’émotions, nous ne sommes pas prêts de l’oublier.

 

 

4H30 : le réveil sonne….Après une tasse de thé, à 4H50 nous partons en 4X4 avec notre guide. 1h de route plus tard (25km) nous sommes au parking au pied du volcan. Il nous reste à gravir à pieds les 3 km qui mènent au cratère. Le chemin est facile mais grimpe sec, nous avons un peu froid au début mais très vite la grimpette nous réchauffe, des effluves de soufre chatouillent nos narines de temps en temps.

Le paysage est superbe avec vue sur les volcans environnants, ainsi que sur la mer et Bali au loin.

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Un soleil lunaire :

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Les porteurs montent également. Depuis 2 ans, le chemin a été élargi ce qui permet aux porteurs de faire le trajet aller/retour au cratère avec des chariots, du moins pour ceux qui ont les moyens de s’en payer un (1,5 millions de roupies le trolley). Les autres continuent avec leurs paniers chargés sur l’épaule. L’utilisation des trolleys leur permet de transporter leurs deux « récoltes » quotidiennes en une fois au pied du volcan. Cela a un peu amélioré leurs conditions de travail mais je vous garantis que monter cette côte raide en tirant son chariot n’est pas aisé. Quant à la descente, avec un chariot chargé de 15O kg de pierres qui vous tire vers le bas, n’en parlons pas. Ils en bavent malgré tout. Notre guide aidera même un porteur qui n’arrive pas à dégager son chariot d’une racine. La descente dans le cratère et la remontée se font toujours avec les paniers sur l’épaule, par contre.

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1h30 plus tard, nous voici au sommet…..le cratère est totalement enfumé….les gaz nous irritent très vite le nez….il est temps de se transformer en Dark Vador. Avant de mettre mon masque, je me mouche : c’est tout noir…

 

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Maintenant, il nous faut juste être patients et attendre que le cratère se dégage. Nous avons tout notre temps.

 

Nous regardons ces hommes qui effectuent un travail de forçat et remontent du fond du cratère avec entre 75 et 90 kg sur les épaules, suffocant à moitié (ils ne portent pas de masques, ça leur tient trop chaud au fond du cratère), toussant, crachant….

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Le kilo de souffre leur est actuellement acheté 1000 roupies. Une somme dérisoire pour un travail extrêmement difficile qui ruine leur santé. Lorsque notre guide a commencé, il était payé en riz et en huile, puis on lui a acheté 250 roupies le kilo.

 

Soudainement, l’Ijen se révèle à nous !

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Les hommes, au fond du cratères, au plus proche des émanations :

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C’est magique, magnifique !

On profite de la couleur fabuleuse du lac volcanique acide qui remplit le fond, on voit les mineurs au plus proche de la fumée qui récupèrent le soufre puis remontent du fond du cratère.

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Dès que le cratère est dégagé, les masques ne sont plus nécessaires.

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Nous restons 2 heures au sommet. Tous les touristes venus de nuit pour voir les flammes bleues sont repartis (nous les avons croisés en montant). Il n’y a plus que nous et les porteurs. Un moment très très fort...

 

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Les porteurs vendent des petits objets en soufre. Nous en achetons à différents porteurs. Ils nous touchent tellement, ces hommes, qui gardent le sourire malgré la difficulté de la tâche.

 

Notre guide est formidable. Etant lui-même porteur, il nous explique énormément de choses. Il y a 10 ans, il parcourait à pieds les 25 km qui séparent son village du départ pour le cratère, alternant la marche avec des pauses de sommeil de 10 minutes dans la jungle. Il n’y avait pas de route.

 

Nous finissons par redescendre. Je me suis fait mal au genou au Bromo, par conséquent, je souffre (sans jeu de mots) dans la descente.

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Notre guide nous conduit ensuite là où les porteurs viennent faire peser leur « récolte ». C’est à cet endroit également qu’ils se reposent avant de retourner dans leurs villages. Il nous montre la chambre où il dort quand il vient travailler sur le volcan. C’est spartiate. On nous offre des bananes frites, on se régale !

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Le soufre est transporté non loin de là, où il est reconditionné avant d'être acheminé jusqu'à Surabaya où il sera transformé. Le soufre sert à raffiner le sucre et est aussi utilisé en cosmétologie.

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Chaque jour, deux hommes passent la nuit dans le cratère pour surveiller et éteindre tout départ du feu, qui brulerait le soufre et ruinerait des centaines de porteurs.

 

Nous sommes de retour au village vers midi. Après un bon repas, nous faisons la sieste.